Biélorussie, jamais deux sans trois ?

L’équipe de Biélorussie accueille les Pays-Bas le 13 octobre 2019 à Minsk pour tenter (entre autre) de reprendre le bâton de Netto. Victoire improbable ? Rien n’est moins sûr. La sélection biélorusse a de bonnes raisons d’y croire.

Doit-on écrire « Biélorussie » ou « Bélarus » ? En France, le Ministère des affaires étrangères préconise le premier terme, alors que l’ONU conseille aux usagers francophones d’utiliser le second. Les deux étant donc acceptables, on choisira le terme qui nous semble… le plus joli.

La Biélorussie, donc, est un pays jeune, l’un des tous derniers d’Europe à s’être constitué en nation. Il a acquit son indépendance qu’en 1991 lors du démembrement de l’Union Soviétique. Son équipe nationale, créée en 1992, n’a jamais disputé la moindre phase finale du championnat d’Europe, ni de Coupe du Monde. Bien que le drapeau du pays soit rouge et vert, la sélection joue le plus souvent en blanc. Peut-être parce qu’étymologiquement, le nom du pays signifie « Russie Blanche ».

Elle a disputé son premier match en juillet 1992 à Vilnius, tenant l’équipe de Lituanie en échec (1-1). C’est d’ailleurs le score des quatre premiers matchs de cette sélection : d’abord contre l’Ukraine en octobre 1992 puis lors d’une tournée en Amérique du Sud début 1993 contre le Pérou et l’Équateur.

L’équipe bélarusse attendra son huitième match pour décrocher sa première victoire, en octobre 1994, plus de deux ans après sa création : 2-0 contre le Luxembourg, ce qui lui donne une idée du chemin à parcourir. La Biélorussie fait en effet partie du ventre mou du football européen, se situant juste au-dessus des cancres mais encore trop juste pour décrocher une qualification en phase finale.

La sélection de la Russie Blanche pourrait se consoler en rappelant qu’elle a décroché, en deux occasions, le bâton de Netto. Le 9 novembre 2016, elle s’en empare au Pirée aux dépens de la Grèce (1-0) en match amical. Elle le perd quatre jours plus tard à Sofia contre la Bulgarie en éliminatoires du Mondial 2018. Elle le récupère le 9 juin 2017 à Borisov contre ces mêmes Bulgares. Elle le perd ensuite le 31 août 2017 contre… le Luxembourg !

On le voit, cette sélection biélorusse est pour le moins imprévisible. L’équipe de France elle-même en sait quelque chose : A l’automne 2010, l’équipe biélorusse est venue s’imposer au Stade de France (0-1) au début des éliminatoires de l’Euro 2012.

L’équipe des Pays-Bas, que les joueurs de Mikhail Markhel accueillent le 13 octobre à Minsk, est également bien placée pour ne pas prendre cette sélection à la légère. En deux occasions les Oranjes se sont inclinés : le 7 juin 1995 à Minsk (1-0) en éliminatoires de l’Euro 1996 puis le 21 novembre 2007 toujours à Minsk (2-1) en éliminatoire de l’Euro 2008.

Même si le bilan global face aux Bataves ne tourne pas en leur faveur (2 victoires, 7 défaites), les Biélorusses ont donc de bonnes raisons de croire à l’exploit. Comment dit-on « Jamais deux sans trois » en russe ?

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