L’URSS, à jamais les premiers…

Tout premier détenteur du Bâton de Netto, l’équipe nationale d’URSS a été l’une des grandes animatrices de notre trophée virtuel dans les années 1960, puis à un degré moindre dans les années 1980. Le bilan que l’on tire aujourd’hui est définitif, puisque le pays a disparu en 1990.

Si Igor Netto a donné son nom à notre trophée virtuel, c’est parce qu’il est le capitaine de l’équipe d’URSS vainqueur de la première Coupe d’Europe des Nations en 1960. La finale contre la Yougoslavie, remportée 2-1 au Parc des Princes, est le point de départ du palmarès du bâton de Netto (qui se serait donc appelé bâton de Kostic en cas de victoire yougoslave…).

A cette époque, l’URSS était l’une des nations européennes les plus compétitives. Championne olympique en 1956, elle a confirmé ce titre en accédant aux quarts de finale de la Coupe du monde deux ans plus tard, étant éliminé par la Suède, pays organisateur et futur finaliste. Après son titre européen de 1960, les Soviétiques vont rester au plus haut niveau pendant une décennie environ, marquée par de nombreuses places d’honneur mais pas de titre (vice-championne d’Europe 1964 et 72, demi finaliste de la Coupe du monde 1966).

L’URSS va ensuite rentrer dans le rang jusqu’aux années 1980, où emmenée par une génération dorée, elle fera à nouveau trembler le monde (huitième de finaliste en 1986) et l’Europe (finaliste de l’Euro 1988). Cette équipe qui s’appuyait sur une forte ossature de joueurs du Dynamo de Kiev était menée notamment par Igor Belanov (Ballon d’or 1986) ou le gardien Rinat Dasaev.

L’URSS et le Bâton de Netto

Il est intéressant de constater que les périodes où l’URSS a été tenante du Bâton se calque sur ces mêmes années de domination. L’URSS l’a possédé pendant 23 matches, répartis sur les années 60 (16 matches) et 80 (7 matches). A 14 reprises, elle a eu le rôle du challenger et à réussir à le prendre au tenant à 5 reprises.

C’est donc le 10 juillet 1960 que l’équipe d’URSS devient détentrice du bâton de Netto pour la première fois. Elle le conserve un mois plus tard en l’emportant (1-0) face à une autre équipe d’Europe de l’Est dont le pays n’existe plus aujourd’hui, l’Allemagne de l’Est.

C’est l’Autriche qui, la première, parvient à arracher le Bâton des mains du joueur dont il porte le nom. Le 4 septembre 1960 à Vienne, l’ancien Wunderteam l’emporte 2-1 face aux Soviétiques.

La Coupe du Monde 1962 au Chili permet à la sélection soviétique de remettre la main sur son trophée. Elle retrouve en effet pour son premier match à Arica la Yougoslavie qu’elle avait battu lors de la finale de la Coupe d’Europe des Nations. Les Yougoslaves sont alors les tenants du Bâton, mais une victoire (2-0) permet aux coéquipiers de Netto de le reprendre. Durant le reste du tournoi, l’équipe soviétique ne sera confrontée qu’à des sélections sud-américaines (Colombie, Uruguay et Chili), ce qui lui permet de conserver son bien malgré son élimination en quarts de finale. Ce trophée virtuel ne concerne en effet que les sélections européennes.

Après son tournoi au Chili, la sélection soviétique ne dispute plus le moindre de match pendant onze mois, et c’est seulement en mai 1963 qu’elle remet son trophée en jeu, en recevant la Suède. La sélection scandinave s’impose à Moscou, mais les deux équipes se retrouvent un an plus tard dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Europe des Nations, donnant l’occasion aux Soviétiques de le récupérer (3-1). Elle ne le conserve que le temps de deux rencontres, avant de le céder à l’Espagne (défaite 2-1 à Madrid en finale du Championnat d’Europe).

En 1967, c’est face à l’Ecosse que l’URSS réussit à reconquérir le Bâton. Elle va le conserver pendant 8 matches (la meilleure série des Soviétiques) et c’est un voisin de l’est, la Bulgarie, qui mettra un terme à cette série. En 1968, cette première génération dorée de l’URSS prend possession du Bâton pour une dernière série de trois matches (conquête face à l’Autriche 3-1, perte face à la Suède (encore) 0-1).

Les Soviétiques doivent attendre 15 ans avant de retrouver leur Bâton. En venant à bout des Suisses à Lausanne 1-0 en avril 1983, les Russes redeviennent les tenants pour une dernière belle série de 7 matches. Ce sont les Portugais, qui à Lisbonne (1-0), déposséderont l’URSS du Bâton pour la dernière fois de son histoire. L’armée Rouge des années 1980, surnom de la sélection, était sans doute une des plus belle équipe que l’URSS ait jamais eu. Dirigée par Valéri Lobanovski à partir de 1986, elle s’appuie sur l’ossature du Dynamo de Kiev et se rapproche des sommets mais sans réussir à décrocher de trophée, ni récupérer le Bâton auquel l’un de ses capitaines avait donné son nom.

A 9 reprises, l’URSS a eu le rôle de challenger malheureux. Son bourreau de prédilection est la Tchécoslovaquie qui a repoussé les tentatives soviétiques à trois reprises, toutes en 1976 (match nul 2-2 en mars et mai, victoire tchécoslovaque 2-0 en avril). La RFA (victoires allemande en 1966 (2-1) et 1979 (3-1)) et la Suède (nul 1-1 en 1964, victoire suédoise 3-1 en 1987) y sont également parvenu deux fois, les Autrichiens (1-0 en 1961) et italiens (4-1 en 1988) une fois.

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